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LA MISE EN BOUTEILLE

Publié le par Christian Lelandais

 

                       
                        
Le bateau est maintenant prêt pour être mis en bouteille. C’est toujours un moment d’inquiétude car un mât, une vergue ou bien un fil peuvent casser lors du passage dans le goulot.
Retirer le bateau de son chantier, détendre tous les fils des étais afin que les mâts puissent se rabattre complètement sur le pont.
Sortir les mâts de leurs emplantures et les ramener légèrement vers l’avant en prenant la précaution de les rabattre vers l’arrière du bateau.
Dans le même temps il faut  orienter toutes les vergues du même côté afin qu’elles se trouvent parallèles aux mâts.
On obtient une sorte de cylindre que l’on va introduire dans la bouteille en présentant la poupe du bateau à l’entrée du goulot de la bouteille.
 
Nota : Les constructions japonaises sont reconnaissables car c’est toujours la proue du bateau  qui est introduite en premier.
  
 
                       
 
 
 
 
 
Pousser tout doucement le bateau en  enserrant d’une main ce cylindre. Cela permet de cette façon de se rendre compte si un quelconque obstacle fait forcer l’ensemble. Dans ce cas ressortir légèrement le bateau pour se rendre compte de ce qui se passe.
Lorsque le bateau est introduit à l’intérieur de la bouteille, le faire glisser à l’aide d’une baleine de parapluie dont une extrémité a été recourbée. Ensuite à l’aide de l’autre extrémité droite de cette tige passer à travers la mature et soulever légèrement l’ensemble pour venir placer la coque à l’endroit prévu sur la mer.
Avec la partie recourbée de la tige, appuyer sur la  partie centrale de la coque et effectuer des petits mouvements de va et vient pour enfoncer légèrement cette coque dans le mastic frais. Renouveler l’opération à l’avant et à l’arrière du navire. Les trous creusés dans la coque pour recevoir les mâts sont très utiles pour cette opération.
La coque adhère maintenant  à la mer. Commencer à tirer sur les fils des étais tout en repoussant avec la tige courbée les pieds des mâts afin qu’ils se mettent dans leurs emplantures.
Pour mener à bien cette opération, commencer par le mât d’artimon  et terminer par le mât de misaine.
Lorsque les mâts sont redressés partiellement, à l’aide de l’extrémité recourbée de la tige, tirer doucement les mâts en les crochetant par leurs parties hautes. Tendre dans le même temps les fils des étais. Pendant cette opération, il faut conjointement remettre les vergues perpendiculaires aux mâts.
Une fois que l’ensemble a repris le même aspect que sur son chantier, scotcher les fils sur le goulot de la bouteille.
Déposer ensuite une goutte de colle sur les fils des étais au niveau des trous desquels ils traversent le bout dehors.
Une fois la colle sèche, couper ces fils sous le bout dehors.
 

Nota : Les premiers bateaux en bouteilles se reconnaissent à la façon dont ces fils ont été sectionnés. En effet si actuellement nous employons une lame de rasoir fixée en bout d’une tige,  dans les débuts, c’était une tige de fer chauffée au rouge qui servait, et ce n’était pas sans conséquence pour les fils qui noircissaient sur une petite longueur.Une autre façon de procéder était également utilisée; les fils qui traversaient le mât de beauprè  passaient ensuite dans un anneau fabriqué par une pointe recourbée fixée sous la partie basse de la proue. Ces fils étaient ensuite coupés et noyés dans le mastic.  Le bateau est terminé sur son chantier

                         

 

                          

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