BIENVENUE DANS LE MONDE DES BATEAUX EN BOUTEILLES

                                                                                                                                                              

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

Dans mon enfance, j'étais très intrigué par le mystère qui entourait les bateaux en bouteilles.  Comment pouvait-on faire rentrer un bateau  dans une bouteille par un si petit goulot. Après bien des recherches sur les techniques de fabrication,  j'en ai fait ma passion.

 

 

  

                                        

 Sur ce blog, je voudrais vous faire partager cette passion en vous expliquant la méthode qu'utilisaient les marins qui naviguaient sur les "long-courriers".

Cette méthode consiste à réaliser complétement le bateau sur un chantier à l'extérieur de la bouteille en s'appliquant à laisser certains fils du gréement libres ainsi que la mature mobile afin de pouvoir coucher cette dernière sur la coque pour faire pénétrer le tout en une seule fois par le goulot de la bouteille puis,  de redresser les mâts en tirant sur les fils laissés libres.

Mardi 8 novembre 2005
                                                                                                                                                                  
 
Le contenu sera mis en valeur si le contenant est de choix. Cette règle est d’une grande importance pour les bateaux en bouteilles. Pour que le bateau soit mis en valeur, il faut donc que la bouteille soit d’une grande clarté et surtout qu’elle soit absente de toute déformation.
Il faut utiliser de préférence des bouteilles de verre blanc ou légèrement teinté.
Les bouteilles qui se fabriquent actuellement sont en verre moulé et déforment assez souvent la vision des objets placés à l’intérieur. Cette déformation est généralement située au  deux tiers à partir du goulot.
Les bouteilles anciennes sont en verre soufflé. Il ne s’en trouve plus guère que chez les brocanteurs. Elles ont l’avantage de ne pas déformer les objets mais il faut rester vigilent quant à la clarté de celles-ci. Nous les reconnaissons aux bulles d’air qu’elles contiennent dans le verre. Actuellement certains navibotellistes  se font fabriquer des bouteilles en verre soufflé. Les bouteilles italiennes de vin blanc conviennent très bien car elles déforment très peu et sont très claires. Il en est de même pour certaines bouteilles de whisky.
D’autres éléments rentrent en ligne de compte pour le choix de la bouteille :
 
Le goulot : Son diamètre intérieur  et sa longueur.
Les bouteilles courantes de 0,75 et 1 litre ont,  un diamètre généralement de 18 mm, ce qui permet d’introduire facilement un bateau ayant une coque longue et étroite  d’un seul morceau muni de son gréement complet.
Plus le goulot est long et plus sera difficile l’introduction du bateau sans risque de casse. Dès que nous voulons introduire un 3 ou 4 mâts, le tout est tellement serré pendant le passage qu’il y a des risques d’arrachement de fils ou bien même de casser une vergue ou un mât.
 
La partie utile : Il faut prendre en considération la longueur et surtout le diamètre ou hauteur de la bouteille. Ces deux éléments sont déterminants pour la construction du bateau.
Voici un procédé de mesure :

Cette partie utile se résume sur une feuille de papier en un rectangle dans lequel le plan du bateau doit tenir en entier sans oublier d’y inclure naturellement la hauteur de la mer.
           
La propreté de la bouteille : Les bouteilles récentes ne nécessitent en principe qu’un bon nettoyage avec  un goupillon en utilisant de la lessive et de l’eau.
Pour les bouteilles comportant des tâches, il faut essayer de secouer énergiquement après y avoir mis du gros sel et un peu d’eau. Un tampon  imbibé de poudre à récurer mis au bout d’une tige rigide permet aussi de bien nettoyer l'intérieure de la bouteille.
En dernier recours les produits du commerce tels que l’acide chlorhydrique, l’acétone ou le détartrant pour canalisations sont efficaces mais dangereux à employer.
           Pour entretenir une bouteille contenant le bateau, il suffit de nettoyer l’extérieur avec de l’eau et de la lessive pour vaisselle ou du produit à nettoyer les vitres.
par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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Lundi 7 novembre 2005
 
 
Le choix du modèle :
En fonction de la bouteille utilisée, il faudra rechercher un type de bateau susceptible de remplir au mieux l’espace utilisable.
 
Le plan du bateau :
 
Une fois le type de bateau choisi, il faut faire un plan à l’échelle1 en tenant compte du volume disponible à l’intérieur de la bouteille. Il faut donc faire ce plan dans un rectangle qui prend en compte ce critère ( voir article « la bouteille »). Ainsi il n’y a pas de risque de se retrouver avec les mâts trop grands et qui ne pourraient pas se redresser complètement dans la bouteille.
Ce plan permet de visualiser la silhouette que le bateau aura lorsqu’il se trouvera à l’intérieur  de la bouteille et d’effectuer  les corrections nécessaires pour qu’il soit esthétique à l’œil.
 

 

Les matériaux utilisés :
 
Coque :  tasseau de bois exotique de préférence car il est tendre et permet de tailler la coque sans difficulté.
 
Mâts et vergues : Les baguettes à brochettes en bambou ainsi, que les piques à olives en bois sont idéals. l'os est aussi d'un bel effet mais difficile à travailler.
 
Gréement : Employer du fil de coton de différents diamètres. Le fil synthétique convient également très bien, ainsi que le fil à gants. Ce dernier devient très difficile à trouver dans le commerce.
 
Poulies : Les perles de rocailles sont très bien si vous avez la chance d’en trouver de très petites. Il ne faut pas employer des grosses perles de rocailles. Des tronçons de gaine de fil téléphonique peuvent être utilisés.
 
Voiles : utiliser le papier, le pongée de soie ou bien du tissu de coton très fin. J’ai réalisé quelques bateaux en bouteilles en me servant de peau de poisson séchée.
 
Pavillons : sont confectionnés en papier ou en tissu.
 
Peintures : actuellement la peinture acrylique est beaucoup utilisée. Elle a l’avantage de sécher très vite.
 
Colles : Je n’emploie que de la colle à bois de type Sader à séchage rapide. Il peut être utilisé aussi des colles araldites   ou cyanolites .
 
La Mer : Elle sera fabriquée avec du mastic de vitrier à l’huile de lin auquel on aura mélangé du colorant universel vert ou bleu. Les crêtes des vagues seront peintes en blanc.
Si le mastic est trop « collant » par la présence d’une trop grande quantité d’huile de lin, une petite astuce consiste à rajouter un peu de talc jusqu’à obtenir la consistance voulue.
par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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Dimanche 6 novembre 2005
 
 
 
 
Dans le précédent article, il a été question du type de bateau à réaliser en fonction de la bouteille choisie. Le plan à l’échelle 1 a été dessiné. Il servira de référence durant toute la fabrication du modèle.
ATTENTION :  la hauteur maximum de la coque ne doit jamais dépasser les 2 tiers du diamètre du goulot.
En fonction de ces éléments, prendre un tasseau de 2x2 cm de bois tendre. Le couper à la bonne dimension et tracer le dessus de la coque. Avec un couteau ou cutter, tailler le tasseau en suivant le contour de la coque pour obtenir une première ébauche.
 
 
Ensuite tracer sur le côté de cette ébauche la proue, la poupe et la tonture du navire de façon à obtenir une silhouette identique au plan réalisé. Toujours à l’aide d’un objet tranchant tailler cette coque pour obtenir son aspect définitif..
 
Il faut ensuite creuser la partie supérieure cette coque , sur une profondeur de 1,5 mm afin d’obtenir le pavois ainsi que le pont définitif.
Suivant le modèle choisi, il faudra aussi creuser le dessous de la coque pour obtenir un tunnel qui servira au passage des différents fils  faisant fonction d’étais.
 
 
   
Poncer une première fois cette coque avec du papier de verre.
 
En se servant du plan, il faut marquer et percer  sur cette coque tous les trous qui vont servir au passage des fils des haubans, des étais, des bras des vergues et autres…
 
Faire  le ponçage définitif avec du papier de verre au grain très fin.
 
Peindre la coque aux couleurs choisies.
 
Il est possible de faire figurer des faux-sabords.
Voici trois procédés pour leur fabrication :
Première méthode :
Les faux sabords sont peints, à plat, sur un morceau de papier blanc. Ce papier est ensuite découpé et collé de chaque côté de la coque.
Deuxième méthode :
Les faux sabords sont peints directement de chaque côté de la coque avec un pinceau très fin.
Troisième méthode :
Les faux sabords sont dessinés avec un stylo à encre de chine le plus fin possible. La partie noire est aussi faite à l’encre de chine.
La partie noire ne doit jamais toucher le liston du haut.
Une particularité pour les terre-neuvas armés à GRANVILLE, les parties noires n’étaient pas perpendiculaires par rapport aux listons, mais obliques.

 

 

par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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Samedi 5 novembre 2005

 

 Les mâts : Le plus simple et le plus employé est  la fabrication de chaque  mât d' un seul morceau de bois.

Il existe une autre méthode qui se rapproche plus de la réalité, c’est la construction de chaque mât en plusieurs éléments.
 
Il suffit de prendre des piques à brochettes ou bien d’acheter dans un magasin de modélisme du bois rond de 2 mm de diamètre. Pour ma part, j’utilise les piques à brochettes en bambou. L’avantage et qu’ils sont flexibles, il y a moins de risque de casser un mât lors de l’introduction dans la bouteille. L’inconvénient est qu’ils sont plus difficiles à travailler à cause du fil du bois.
 
Première méthode : Prendre les mesures des mâts sur le plan et couper la baguette de bois choisi à la longueur correspondant à celle de chaque mât. On obtient  ainsi des baguettes cylindriques de 2 mm de diamètre qu’il faut façonner avec un couteau et du papier de verre pour obtenir des baguettes coniques. Tailler légèrement en biseau la base des mâts pour qu’ils rentrent plus facilement  dans les trous prévus à cet effet sur le pont.
 
 
                                                        
 

Deuxième méthode : Toujours à l’aide du plan, mesurer les tronçons nécessaires à la confection des mâts. Il suffit de faire une encoche de 5 mm de hauteur en haut du premier tronçon que l’on collera avec le deuxième tronçon sur lequel on aura aussi fait une encoche de  mm de hauteur. Il faut raccorder le troisième tronçon de la même façon.

          1 = bas mât de misaine            2 =  mât de hune            3 =  mât de perroquet
 
                                            
                                       
 
Mettre des ligatures en haut et en bas de chaque partie raccordée.
 
Les mâts une fois terminée, seront percés aux endroits prévus sur le plan. Ils seront poncés avec du papier de verre très fin et mis en peinture. J’utilise assez souvent des feutres servant  à faire les retouches de teinture sur les meubles. Il existe différents coloris et ils ont l’avantage de sécher rapidement.
 
La Bôme, la Corne et le  Beaupré : Ils seront confectionnés  avec le même procédé en utilisant des piques à olives. 5 mm supplémentaires seront laissés au mât de beaupré afin de pouvoir le fixer sur la  coque.
 
 
                            
    
 
 
Les Vergues : A l’aide du papier de verre, il faut amincir les vergues en forme de cône de chaque côté par rapport à leur milieu.
 
 
                                                   
 
                          
 
Préparation de la coque pour recevoir le gréement :
 
Percer un trou du diamètre maximum du beaupré de 5 mm de profondeur en biais dans la proue afin de respecter l’inclinaison de ce mât. Mettre un peu de colle sur la base de ce mât et l’emboîter dans le trou prévu.
Lors de la confection de la coque, tous les trous nécessaires ont été percés. Pour la fixation des mâts, il s’agissait de trous de 1 mm de profondeur au diamètre de celui de la base de chaque mât.
                                  
 
par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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Vendredi 4 novembre 2005

  

Assemblage des vergues  des mâts  : En se servant du plan, repérer sur les mâts à l’aide d’un crayon l’emplacement des vergues. Percer à chaque repère un trou traversant le mât.
Percer les vergues en leur milieu.
Ensuite, prendre un bout de fil à gants d’une vingtaine de centimètres. Nouer l’extrémité de ce fil  au haut du mât. Voir le cheminement de ce fil. Il faut bien le tendre afin que les vergues soient bien plaquées le long du mât.
 
                                                                   
                                                                           
 
 
Fixation de la bôme et de la corne : voir schéma ci-dessous
Faire un trou à chaque extrémités de la bôme en veillant à ce qu’ils se trouvent  perpendiculaires l’un par rapport à l’autre.. Passer un fil par le trou situé à l’extrémité  dont le diamètre est le plus gros. Le mât aura été percé perpendiculairement par rapport à la bôme. Passer un bout du fil par ce trou et l’autre bout de ce même fil en sens inverse. Nouer le fil sur l’avant de ce mât. Il faudra procéder de la même façon pour la fixation de la corne. Pour la corne, il faut la tailler en biseau  afin de respecter une inclinaison par rapport au mât.
 
 
 
Fixation des haubans et galhaubans :
Les haubans et galhaubans sont confectionnés avec un seul bout de fil par mât. Il faut utiliser un fil de coton plus épais que celui qu servira pour les manœuvres courantes.
Faire un nœud à l’extrémité du fil, passer ce  fil de l’intérieur vers l’extérieur du  pavois tribord par le trou le plus en avant par rapport au mât à gréer. Ensuite traverser le mât dans le trou le plus bas prévu à cet effet. Continuer le cheminement en  traversant le pavois bâbord de l’extérieur vers l’intérieur par le trou se situant à la même hauteur que l’autre, ressortir par le trou situé juste derrière et retraverser le mât par le même trou que la première fois. Le cheminement se poursuivra de la même façon et faisant passer 3 fois le fil au travers du trou le plus bas du mât et ainsi confectionner les haubans.
                        
 
 
                                                                                           
 
 
 


Installation des Etais : Commencer par installer les étais qui se situent le plus haut sur les mâts.
Les trous nécessaires ont été percés dans les mâts en se référant au plan. Les fils qui confectionnent les étais doivent mesurer environ 40 centimètres car ce sont eux qui serviront à redresser les mâts lorsque que le bateau sera à l’intérieur de la bouteille. Pour plus de commodité, il est conseillé de repérer ces fils.
 
 
                                  
 
 
Bras de  Vergues : Pour fonctionner, un navire doit pouvoir orienter ses vergues donc ses voiles de bâbord à tribord, suivant le vent.
Nous allons donc essayer d’orienter ces vergues à l’aide de  manœuvres  qui les maintiendront dans la position souhaitée. Il existe plusieurs procédés pour le cheminement des fils qui servent à la constitution des bras de vergues.
  
         
  
Les balancines :  Nouer l’extrémité d’un fil sur la fusée tribord de la vergue, traverser le mât par un trou percé pour le passage des galhaubans situé au-dessus de cette vergue et venir nouer ce fil sur la fusée bâbord  de cette même vergue. Les premiers bateaux mis en bouteille ne comportaient pas toujours de balancines.
 
                                       
par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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