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la Boudeuse
Raphaëlle

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Jeudi 3 novembre 2005

 
 
Les premiers bateaux en bouteilles n’étaient pas  munis de voiles. Ce n’est qu’un peu plus tard que les modèles fabriqués en ont été pourvus. Elles furent d’abord confectionnées en papier. Actuellement elles sont très souvent confectionnées en tissu ou autres matériaux.
 
Voiles en papier :
Il faut dessiner le plan de la voilure sur une feuille de papier de préférence assez épaisse. Tracer au crayon à papier les laizes et ris des deux côtés. Découper ces voiles en laissant une petite bande de papier de 1 mm environ au haut de celles-ci. Cette petite bande de papier sera pliée à 90° par rapport à la voile pour permettre de la coller sous le dessous de la vergue. Il faut aussi avant de les mettre en place les rouler autour d’un crayon pour leur donner une forme convexe qui donnera ainsi l’aspect de  voiles gonflées par le vent.
Pour la brigantine, la bande de papier supplémentaire sera naturellement laissée du côté lui permettant de la coller sur le mât d’artimon.
Les voiles d’étais et focs seront faites différemment. Il faudra les dessiner de façon à pouvoir les plier en deux pour leur donner leurs formes définitives. Elles chevaucheront ainsi les fils d’étais et seront collées sur elles-mêmes en veillant à ce que certaines puissent coulisser sur ces fils d’étais. Cela permettra ainsi de détendre complètement ces fils d’étais au moment de coucher la mature sur le pont. Ces voiles seront collées définitivement une fois le bateau mis en place dans la bouteille.
 
Voiles en tissus :
Procéder de la même façon. Reproduire le plan de la voilure sur le tissu. J’utilise de la  soie. Elle a l’avantage d’être fine et ainsi de donner un meilleur aspect à l’ensemble. Je teinte ces voiles suivant les couleurs choisies soit à l’aide de thé soit avec de la teinture pour tissu.
Pour reproduire les laizes, je colle du fil à gant sur ces voiles. Je termine en collant également un fil à gant en haut et en bas de ces voiles. Ensuite je découpe les voiles au raz de ce fil. J’obtiens ainsi une voile assez rigide. Il suffit maintenant de coudre un bout de fil à gant de 5 centimètres de longueur aux extrémités inférieures de chaque voile. Naturellement j’ai procédé de la même façon que pour les voiles de papier, c’est à dire que j’augmente la partie supérieure de la voile de 1 mm afin de pouvoir la coller sous la vergue.
Je colle donc chaque voile sous la vergue correspondante et ceci  perpendiculairement au mât.
Lorsque l’ensemble est bien sec, je noue les  fils ajoutés à la  voile, à chaque extrémité de la vergue située juste au-dessous de celle-ci. J’obtiens ainsi directement l’illusion du vent soufflant dans la voile.
Pour les voiles les plus basses, il faut coudre des bouts de fils de 30 cm afin de  les faire traverser le bastingage à hauteur du mât de l’extérieur vers l’intérieur. Ces fils ne seront collés et coupés que lorsque le bateau sera définitivement en place dans la bouteille.
Les voiles d étais et focs seront collés bord à bord avec les fils. Il faut veiller à ne pas mettre de voiles sur les fils devant être complètement détendus pour permettre de coucher la mâture sur le pont.

Les ris peuvent être représentés en les confectionnant avec du fil à gant. Un point de colle sera mis à l’endroit ou ce fil traverse la voile. Il ne reste plus qu’à couper tous ces fils à la même dimension et de les appliquer de chaque côté, le long de la voile à l’aide d’un fer à repasser.

par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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Mercredi 2 novembre 2005

 

           
 
Le bateau se trouve maintenant  prêt à être introduit dans la bouteille, mais pour qu’il soit plus réaliste, il est nécessaire de garnir le pont de cabines, roofs, guindeau, panneaux de cales etc......
Il faut s’efforcer d’aménager le pont  le plus possible pour se rapprocher de la réalité.
Voici un type d’aménagement  classique.  Il est toujours possible d’augmenter le nombre de ces accessoires suivant le modèle et le goût de chacun. La décoration et la mise en peinture seront également réalisées suivant les mêmes critères.
 
La façon la plus simple de réaliser l’ensemble est l’utilisation du bois. Le contre plaqué de 2mm d’épaisseur  est idéal pour la fabrication des panneaux, quant aux roofs et cabines ils seront taillés dans un morceau de bois de 5 mm d’épaisseur.
  
 
                             
 
 
 Il est aussi possible de faire figurer les feux de route. Réaliser le socle dans un morceau de bristol qui sera peint couleur aluminium et dans lequel sera collé pour tribord une perle verte et pour bâbord une perle rouge.

 

par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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Mardi 1 novembre 2005

  Le bateau doit être fixé à l’intérieur de la bouteille afin qu'il ne se détériore pas. Pour plus de réalité, il est donc nécessaire de le poser sur une mer.

Il existe plusieurs procédés pour réaliser la mer. Nous n’en retiendrons que deux :
 
Le mastic : La fabrication de la mer avec du mastic de vitrier est la plus simple à réaliser. Utiliser le mastic à l’huile de lin qui est beaucoup plus facile d’emploi que le mastic synthétique.
Il faut teinter ce mastic avec du colorant pour peinture bleu ou vert suivant le choix. La quantité de colorant employée est variable suivant le résultat que l’on veut atteindre.
Le mastic doit rester  malléable et ne pas coller aux doigts. Si c’est le cas il suffit d’ajouter du talc jusqu’à obtenir la consistance voulue.
 
Pour introduire le mastic dans la bouteille, il va falloir se fabriquer une spatule à l’aide d’une baleine de parapluie. Cette spatule  aura une longueur d’environ 40 centimètres.
 
Faire des petits cylindres avec ce mastic pour les introduire les uns à la suite des autres dans la bouteille à l’aide de cette spatule
Ensuite il suffit de travailler ce mastic toujours avec la spatule et d’y faire figurer des vagues.
Peindre la crête des vagues avec de la peinture acrylique de couleur blanche.
                                                   
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Le Bois : Une autre méthode ancienne consiste à fabriquer la mer  à l’aide d’une planchette de bois de 2 à 3 mm d’épaisseur et, d’une largeur inférieure au diamètre du goulot de la bouteille choisie.
Cette planchette sera taillée pour faire apparaître des vagues elle sera également creusée pour  que la partie basse de la coque puisse venir se loger à l’intérieur.
La mise en peinture de cette coque sera faite avant son introduction dans la bouteille.
 
Si nous voulons reproduire un bateau en bouteille semblable à ceux  fabriqués par  certains cap- horniers, nous pouvons utiliser cette deuxième méthode, mais il faut savoir qu’elle est plus longue à mettre œuvre. En effet,  il faut coller cette mer de bois à l’intérieur de la bouteille et ensuite  coller la coque du bateau lorsqu’elle sera en place dans son logement.
Ce n’est qu’ensuite que l’on pourra commencer à redresser la mâture. Avec la mer de mastic, l’introduction du bateau se fait aussitôt.
                                 
par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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Lundi 31 octobre 2005

 

                       
                         
Le bateau est maintenant prêt pour être mis en bouteille. C’est toujours un moment d’inquiétude car un mât, une vergue ou bien un fil peuvent casser lors du passage dans le goulot.
Retirer le bateau de son chantier, détendre tous les fils des étais afin que les mâts puissent se rabattre complètement sur le pont.
Sortir les mâts de leurs emplantures et les ramener légèrement vers l’avant en prenant la précaution de les rabattre vers l’arrière du bateau.
Dans le même temps il faut  orienter toutes les vergues du même côté afin qu’elles se trouvent parallèles aux mâts.
On obtient une sorte de cylindre que l’on va introduire dans la bouteille en présentant la poupe du bateau à l’entrée du goulot de la bouteille.
 
Nota : Les constructions japonaises sont reconnaissables car c’est toujours la proue du bateau  qui est introduite en premier.
  
 
                       
 
 
 
 
 
Pousser tout doucement le bateau en  enserrant d’une main ce cylindre. Cela permet de cette façon de se rendre compte si un quelconque obstacle fait forcer l’ensemble. Dans ce cas ressortir légèrement le bateau pour se rendre compte de ce qui se passe.
Lorsque le bateau est introduit à l’intérieur de la bouteille, le faire glisser à l’aide d’une baleine de parapluie dont une extrémité a été recourbée. Ensuite à l’aide de l’autre extrémité droite de cette tige passer à travers la mature et soulever légèrement l’ensemble pour venir placer la coque à l’endroit prévu sur la mer.
Avec la partie recourbée de la tige, appuyer sur la  partie centrale de la coque et effectuer des petits mouvements de va et vient pour enfoncer légèrement cette coque dans le mastic frais. Renouveler l’opération à l’avant et à l’arrière du navire. Les trous creusés dans la coque pour recevoir les mâts sont très utiles pour cette opération.
La coque adhère maintenant  à la mer. Commencer à tirer sur les fils des étais tout en repoussant avec la tige courbée les pieds des mâts afin qu’ils se mettent dans leurs emplantures.
Pour mener à bien cette opération, commencer par le mât d’artimon  et terminer par le mât de misaine.
Lorsque les mâts sont redressés partiellement, à l’aide de l’extrémité recourbée de la tige, tirer doucement les mâts en les crochetant par leurs parties hautes. Tendre dans le même temps les fils des étais. Pendant cette opération, il faut conjointement remettre les vergues perpendiculaires aux mâts.
Une fois que l’ensemble a repris le même aspect que sur son chantier, scotcher les fils sur le goulot de la bouteille.
Déposer ensuite une goutte de colle sur les fils des étais au niveau des trous desquels ils traversent le bout dehors.
Une fois la colle sèche, couper ces fils sous le bout dehors.
 

Nota : Les premiers bateaux en bouteilles se reconnaissent à la façon dont ces fils ont été sectionnés. En effet si actuellement nous employons une lame de rasoir fixée en bout d’une tige,  dans les débuts, c’était une tige de fer chauffée au rouge qui servait, et ce n’était pas sans conséquence pour les fils qui noircissaient sur une petite longueur. Le bateau est terminé sur son chantier

                         

 

                          

par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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Dimanche 30 octobre 2005

 

 

 Maintenant que le bateau est en place dans la bouteille et que tous les fils ont été collés et coupés, il ne reste plus qu’à mettre sur le pont  les accessoires qui ont été prévus.

Le plus simple est de  fabriquer une pince dont voici un exemple.
  
                           
  
Il est aussi possible de  prendre une baleine de parapluie dont une des extrémités a été épointée et pliée à 90 degrés.
Cet outil nécessite  de percer un petit trou sous les accessoires afin de pouvoir les saisir et de les acheminer jusqu’à leur place définitive.
Cet outil est très utile pour poser les points de colle nécessaires au maintien de ces accessoires. Naturellement les points de colle sont mis avant de poser les accessoires.
 

Il ne reste plus qu’à attendre environ un mois que le mastic soit bien sec avant de mettre un bouchon à cette bouteille.

 
 
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                                                        accessoires mis en place sur le pont

par Christian Lelandais publié dans : bateauxenbouteilles
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